Devoirs

Ces différents constats mettent en évidence l’urgence sociale et écologique mondiale et illustrent l’existence d’un devoir d’empathie et d’engagement des pays et populations à revenus élevés envers les pays et populations à faibles revenus, le vivant, et les générations futures.

«Le défi majeur pour pouvoir éradiquer la pauvreté n’est pas de croître indéfiniment, mais d’obtenir une distribution équitable de la richesse qui soit possible sous les limites du système terrestre. Dans un monde ou une petite minorité de la population détient la majorité des richesses de la planète, il n’est pas possible d’éradiquer la pauvreté et de restaurer l’harmonie avec la nature» (Lignes d’Attac – avril 2012)

Un changement radical de société s’impose pour éviter les pires catastrophes humaines, sociales, écologiques et politiques: changeons le système, pas le climat(11)

Le paradigme actuel construit autour de la compétition et du dualisme doit faire place à un autre paradigme construit autour de la coopération, de la fraternité et de l’interdépendance. «Il est évident qu’un changement de paradigme est nécessaire pour la survie de notre espèce, replaçant le respect de l’humain et de la nature au cœur de nos préoccupations» (Pierre Rabhi)

Il nous faut également «décoloniser nos imaginaires»: une croissance illimitée dans un monde limité est une absurdité. Par conséquent, nos sociétés se dirigent soit vers une décroissance subie, incontrôlée et inégalitaire, soit vers une décroissance choisie, maîtrisée, et partagée de façon solidaire(12).

«Rompre avec la croissance serait non seulement une garantie de réduction de gaz à effet de serre mais aurait l’autre avantage de nous obliger à réfléchir à une réorganisation plus équitable et plus durable de nos sociétés» (Fabrice Flipo)

Relocaliser permet de résister face à la mondialisation qui uniformise les cultures et engendre des inégalités sociales et des désastres écologiques toujours plus importants. «Loin d’opposer les peuples entre eux, la relocalisation est un moyen de définir de nouveaux modes coopératifs de production et de consommation partout respectueuse de la démocratie, des besoins sociaux et des limites de la planète» (Rapport d’orientation – Attac 2012)

Face au modèle de société compétitif, individualiste et court-termiste d’aujourd’hui, basé sur la surconsommation d’une minorité de la population mondiale, et générateur de déséquilibres sociaux et environnementaux, il devient urgent d’agir pour une transition sociale, solidaire et écologique vers des sociétés justes, soutenables et conviviales, où l’économie est au service des hommes et du vivant, et ceci, afin de répartir les richesses au niveau mondial et de protéger les écosystèmes planétaires.

«Les deux solutions-clés sont de réduire les inégalités économiques afin d’assurer une distribution plus juste des ressources, et de réduire considérablement la consommation de ressources en s’appuyant sur des ressources renouvelables moins intensives et sur une croissance moindre de la population» (centre de vols spatiaux Goddard de la NASA(9))

Le rassemblement pacifique des peuples et des nations entrepris antérieurement doit être poursuivi en mettant la Solidarité humaine et l’Écologie profonde(13)  au centre de toutes nos actions:

Pour un monde harmonieux, partageons les richesses et protégeons la nature

Sources:

(9):http://www.slate.fr/life/84675/notre-civilisation-condamnee-nasa  http://tempsreel.nouvelobs.com/sciences/20140319.OBS0385/pourquoi-la-nasa-prevoit-ladisparition-de-notre-civilisation.html

(11):https://france.attac.org/nos-publications/brochures/article/petit-guide-de-lanthropocene-changeons-le-systeme-pas-le-climat

(12):http://1libertaire.free.fr/SLatouche21.html  http://www.partipourladecroissance.net/?cat=3 https://mrmondialisation.org/decroissance-et-simplicite-volontaire-quand-la-science-senmele/

(13):http://www.pyrenees-pireneus.com/Ecologistes-Ecologie/Ideologie/Ecologieprofonde.pdf http://ecorev.org/spip.php?article740

Partager ce contenu